• La rétinopathie diabétique
Il s'agit d'une complication du diabète : un taux de sucre trop élevé abîme progressivement la paroi des petits vaisseaux de la rétine. Au début, on observe des microanévrismes, de petites hémorragies et des exsudats. À un stade avancé (rétinopathie proliférante), de nouveaux vaisseaux fragiles apparaissent et peuvent saigner dans l'œil ou provoquer un décollement de la rétine.
Pendant longtemps, la rétinopathie diabétique ne donne aucun symptôme : seul un examen du fond d'œil permet de la dépister. Il est recommandé dès la découverte du diabète, puis chaque année. Chez les patients sans rétinopathie, non traités par insuline et dont le diabète et la tension sont bien équilibrés, il peut être espacé à tous les deux ans.
Le traitement repose avant tout sur un bon équilibre de la glycémie, de la tension artérielle et du cholestérol (diabétologue!). Prévenez votre ophtalmologue si votre traitement du diabète est fortement renforcé, car une baisse rapide de la glycémie peut aggraver transitoirement la rétinopathie. Aux stades avancés, un traitement laser de la rétine, des injections intravitréennes ou une chirurgie (vitrectomie) peuvent être nécessaires.
Le dépistage de la rétinopathie diabétique (fond d'œil, rétinographie) et son suivi sont assurés au cabinet, à Paris 13.
• Les occlusions vasculaires rétiniennes
Il s'agit de l'obstruction d'une veine ou d'une artère de la rétine. Elle touche le plus souvent des personnes de plus de 50 ans et traduit presque toujours un problème de santé vasculaire : hypertension artérielle, diabète, cholestérol, tabac, mais aussi glaucome pour les occlusions veineuses.
1) L'occlusion veineuse est la plus fréquente. Elle entraîne une baisse de vision d'un œil, plus ou moins importante selon la zone touchée. Ses complications, en particulier l'œdème maculaire, se traitent par injections intravitréennes, parfois complétées par un laser. Un bilan des facteurs de risque cardiovasculaire est réalisé avec votre médecin traitant.
2) L'occlusion artérielle provoque une perte brutale, indolore et souvent très importante de la vision d'un œil. C'est un « AVC de l'œil » : appelez immédiatement le 15 (heures!). Elle impose un bilan en urgence, car elle peut annoncer un accident vasculaire cérébral. Après 50 ans, une maladie inflammatoire des artères (maladie de Horton) doit aussi être recherchée.
• Déchirure et décollement de la rétine
Avec l'âge, le vitré se liquéfie et se détache de la rétine : c'est le décollement postérieur du vitré. Il est fréquent et le plus souvent sans gravité, mais il fait apparaître des « mouches volantes » et parfois des éclairs lumineux. En se détachant, le vitré peut tirer sur la rétine et la déchirer. Le risque est plus élevé en cas de forte myopie, après une chirurgie de la cataracte ou après un traumatisme de l'œil.
Une déchirure peut évoluer vers un décollement de la rétine : le liquide passe par la déchirure et décolle la rétine. Un voile ou un rideau s'étend alors dans le champ visuel. Apparition brutale de mouches volantes ou d'éclairs, voile : consultez en urgence (jour!).
Une déchirure vue à temps est traitée par laser, qui « soude » la rétine autour de la déchirure, et évite ainsi le décollement. Un décollement de la rétine nécessite une opération chirurgicale, le plus souvent une vitrectomie avec injection d'un gaz ou d'une huile de silicone dans l'œil. Les chances de récupération sont meilleures lorsque la macula n'est pas encore décollée, d'où l'importance de consulter vite. Pendant les heures d'ouverture, le cabinet propose des rendez-vous d'urgence pour un examen du fond d'œil. Si un traitement est nécessaire, vous êtes orienté vers un centre spécialisé.